le blog de Pierre Barouh

  • « The Labyrinth » ou L'album de famille

    « The Labyrinth » ou L'album de famille

    « The Labyrinthe » ou L'album de famille

    50 ans de saravah (1967-2017)

    Pierre Barouh est connu pour une poignée de chansons à succès, moins connu pour la centaine de titres qu'il a enregistré sous son nom en 60 ans de métier et méconnu comme réalisateur de films. Pourtant, le cinéma a joué un rôle prédominant dans son riche parcours artistique, d'abord en tant qu'acteur puis comme metteur en scène à partir des années 70. Il laisse derrière lui trois long-métrages et une douzaine de documentaires, inventifs, curieux et « penchés » comme il aimait le dire.

    « The Labyrinth », plus connu des initiés sous le titre « L'album de famille » est sa troisième expérience cinématographique, après le documentaire « Saravah » tourné au Brésil en 1969 et « ça va, ça vient » en 1970. C'est sans doute son film le plus personnel, le plus ambigu et le plus réussi.

    Tourné en 1976 en 16 mm, alors que le bureau, la boutique et le studio Saravah sont installés à mi-hauteur de la butte Montmartre, entre la rue Ravignan et le passage des Abbesses, « The Labyrinth » nous plonge dans le quotidien de « la bande à Barouh ». Sous l'objectif du chef opérateur Jean-Michel Humeau, la « famille » Saravah prend la route du Périgord pour animer le festival "Les journées du voyage",  à Eymet. Aram Sédéfian, David McNeil, Chic Streetman, Pierre, Dominique, leurs amis rugbymen et acrobates de rues sont embarqués dans une folle semaine de rencontres culturelles, sportives et gastronomiques initiées par le magazine « Partir ».

    Débutant comme une chronique documentaire, le film évolue avec les questionnements de son auteur sur les mécanismes de la création, en le suivant dans son labyrinthe introspectif. Inspiré par le parcours d'une rivière, de sa source Montmartroise au port de la Rochelle en passant le bocage vendéen, le sanctuaire de Pierre Barouh, « The Labyrinth » est à la fois un film d'auteur abouti et un précieux témoignage sur l'expérience humaine Saravah.

    Quand Pierre Barouh se lance dans le tournage de « The Labyrinth » les difficultés financières accablent le label. Il saisit les derniers éclats de cette belle aventure dont la période dite « des Abbesses » prend fin en 1977, avec la vente du studio et la fermeture des locaux. Devant faire face au sauvetage de Saravah, le réalisateur ne trouve pas de distributeur pour son film atypique et autoproduit. Diffusé au cinéma l'Escurial en 1980 et dans un festival au Québec, « The Labyrinth » est pour ainsi dire inédit. Son édition en DVD apporte une pièce maîtresse au corpus artistique de Pierre Barouh, une clé indispensable pour qui veut comprendre l'univers du grand poète et visionnaire.

     

    Benjamin Barouh (Nantes, mai 2017)


  • "Les rivières souterraines"

    "Les rivières souterraines"

     

    Inoubliable auteur-compositeur-interprète, entre tant d’autres succès, d’Un homme et une femme, Samba Saravah, La Bicyclette… ; Acteur ; Homme de théâtre ; Sportif, passionné de volley-ball, de rugby, de chevaux ; Réalisateur -l’un des premiers à utiliser une caméra vidéo- ; Créateur du label Saravah (auquel nous devons Higelin, Brigitte Fontaine, Pierre Akendengue, Nana Vasconcelos, Jean-Roger Caussimon…) ; Fédérateur de rencontres (amoureux du Brésil, il est de ceux qui en on fait connaître la musique et les chanteurs, en France). Pierre Barouh est un infatigable passeur de LA CHANSON, qui « envahit son esprit et jalonne son parcours ».
    Aujourd’hui, où l’on crache une biographie comme un noyau de cerise, il s’excuse presque d’avoir mis quelque vingt-cinq ans à écrire le livre de ses rencontres ! Conté selon les méandres incontrôlés d’un récit étranger au formel -arbitraire- de ce genre d’ouvrage ; Habité par « l’obsession de l’autre rive » qui, depuis son adolescence, conduit cet insatiable voyageur-baladin (estampillé « profession : voyageur », dès son premier passeport), ce flâneur solitaire à la quête des autres, pratiquant «l’auto-stop dans les deux sens », sac et guitare sur le dos ; Embarqué au fil de ses rencontres qui deviendront autant de rivières souterraines « connues, reconnues, perdues de vue, retrouvées… », portées par le souffle de « l’effet pollen » pour témoigner des choses qui l’émeuvent. « Comme une mémoire, une tradition orale à transmettre».

    Dans un sourire, il lui tend la main.
    Vers un voyage de plus…

    Jean Cormier nous parle des Rivières souterraines… :

    « Il y a ceux qui rêvent les yeux ouverts et ceux qui vivent les yeux fermés... » En chantant ses mots Pierre Barouh se raconte. Pierrot est un mec à part, le dernier d’une tribu cousine des Mohicans, où l’on prend la plume pour écrire sur « la mémoire du vent ».
    Pierrot est un rebelle qui guerroie contre « la dictature du code barre ». Il y a un langage Barouh. Les Rivières souterraines…, titre qu’il a choisi pour son bouquin, soutend une vie de baroudeur de l’esprit. Doux d’apparence, le verbe posé, le Barouh épie, sait se faire oublier. Puis, quand quelqu’un faute, il bondit sur sa proie et, en deux phrases à la « nitro-nitropeu », il la broie. S’il a rendu hommage à Brassens, le Sétois le lui a rendu. Il a joué au tennis avec Redford, au volley sur les plages de Rio, avec les mots avec Blondin, aux jeux de l’amouravec Anouck Aimé.
    Lui qui affirme que la contrainte sollicite l’imagination, il a le culot de s’enfoncer dans une mangrove, qu’elle soit parisienne, nippone, québécoise ou brésilienne, pour en sortir comme un magicien, avec une chanson de rêve et de réalité à la fois, au style si pure qu’on ne peut pas imaginer combien de sueur elle lui a coûté.
    Nous aimons tes sourires à l’envers, Pierrot, nous aimons Wellington ta chanson où tu communiques en tapant du pied avec nos frères maoris néozélandais.Ton livre, Les Rivières souterraines… déborde de tendresse. Déborde de toi. Elles se lovent, tes rivières, et nous y prenons des bains debout. Comme toi, car tu n’es pas du genre à plier, notre pilier d’amitié.

    Jano de chez Cormier


  • Noël...Chanson de Pierre Barouh...Document de Roland Allard


  • Pierre Barouh au Japon....

    Pierre Barouh au Japon....

    25 avril, Le lendemain de mon arrivée a Tokyo, très émouvant voyage a Kamaishi dans le but d'improviser un concert offert à KnK (enfants sans frontières) pour l'inauguration de la première maison communale restaurée après le Tsunami qui a ravagé cette ville portuaire. Le shjinkansen traverse Fukushima et nous mène plus au nord jusqu'à Hanamaki ou nous changeons pour un train régional. A Kamaishi, nous sommes attendus et chaleureusement reçus par Dominique Leguillier (responsable de KnK Japon) et sa merveilleuse équipe pour l'inauguration de ce bâtiment financé par l'entreprise Occitane dans le but d'accueillir les enfants et les familles victimes d'un désastre dont nous avons pu constater les séquelles lors d'une éprouvante promenade précèdent le concert.

     http://knk-network.org/

     l'image de Kamaishi le moment de Tsunami
     http://www.youtube.com/watch?v=u8em5jzsIIQ&feature=related

    Belles rencontres offertes a cette chaleureuse improvisation: Kayoko Nakagami, adorable pianiste, et un couple talentueux et disponible: Ria et Norishige, des amis de Maia. Norishige est originaire de la ville voisine (Ohtsuchi), ou le taux de mortalité  a été plus élevé de toute les cotes (10%). Ils sont musiciens a Tokyo  ,mais à la suite du drame ils ont décidé de s'installer dans cette ville dévastée pour aider les gens à se relever. Ils ont ouvert un café APE qui veut dire le "La flamme" dans le language Ainu. Car dans leur ville il n'existait plus un restaurant ni un café ou les gens avait l'opportunité de se réunirent.

    Ils ont chanté avec Pierre Samba Saravah . Ria a chanté Un Homme et Une Femme avec Pierre.

    Prolongeant la belle soirée au Théâtre du Rond point, avec Atsuko, Maia et ces amis, ma disponibilité est totale pour d'autres présences au bénéfice des enfants et victimes de Fukushima.

    Juste a 100metre sur le bord d'une colline  il y a un temple et le cimetière! Celle ci restait  intact  alors que ses natifs sont décimes...

    Pierre Barouh


  • Rugby ? ...

    Rugby ? ...

    Au-delà d'un état, c'est un état d'esprit....
    (Ovalie- Pierre Barouh)

    Une journée singulière ( document de Pierre Barouh)

    1er Marathon des leveurs de coude de Bayonne ( document de Pierre Barouh)

     Ovalie
    (Auteur : Pierre Barouh – Compositeur : Jean-Pierre Mas)
    (Editeur : Editions Saravah)
    Extrait de l’album « Daltonien » (Saravah)
     
    Je rêve d’un pays
    Qui se nomme Ovalie
    Sans frontières au-delà
    S’il existe déjà
    Plus vaste qu’un état
    C’est un état d’esprit
    Au-delà d’un état
    C’est un état d’esprit
     
    Sur le même terrain
    D’Ecosse à l’Australie
    Grands, fins, forts et petits
    Passent de mains en mains
    Le capricieux  témoin
    Symbole d’Ovalie
    Capricieux le destin
    Artisan de nos fables
    Nourries d’impondérables
    Aux rebonds incertains
     
    Je rêve d’un pays
    Qui se nomme Ovalie
    Où les élans guerriers
    Sont source d’amitiés
    Plus âpres les combats
    Plus proches les amis
    Au-delà d’un état
    C’est un état d’esprit
     
    Je rêve d’un pays
    Qui se nomme Ovalie
    Sans frontières au-delà
    S’il existe déjà
    Plus vaste qu’un état
    C’est un état d’esprit
    Au-delà d’un état
    C’est un état d’esprit......
    Au-delà d’un état
    C’est un état d’esprit......


  • Retour au Japon, à Tokyo.....

    Retour au Japon, à Tokyo, que j'avais quitté quelques jours avant le térrifiant séisme. Nous avions alors inauguré "SARAVAH - TOKYO". Un lieu très accueillant au coeur du palpitant quartier de Shibuya. Sur l'initiative de Maïa Barouh et de ses complices, Jean-Michel Ribes nous avait spontanément et généreusement offert le "Théâtre du Rond Point" au bénéfice l'association KMK (aide au enfants victimes du tsunami).Très émouvante soirée (accessible sur Internet: Tsunami et demain"). L'alibi de ce retour: une autre soirée à "SARAVAH - TOKYO" consacrée à mon approche du cinéma en tant que comédien. Impatient de retrouver ce pays qui me passionne et curieux de percevoir dans le comportement les séquelles de cette catastrophe. Rien de palpable: Shibuya est toujours aussi frissonnant. Ce soir je reviens d'une soirée où, dans ce lieu déja cité une jeune et talentueuse femme Argentine, accompagnée de nos amis musiciens nous a offert une soirée. La salle était comble et l'émotion très présente. Donc demain, samedi 28 mai, projection d'extrait de quelques films auxquels j'ai participé et entretien avec les témoins présents qui, selon Atsuko, seront très nombreux.

    Bientôt, des nouvelles de cette soirée où amorcé par "Arrétez les tambour" (Georges Lautner- 1962) nous allons nous promener au gré des images et des anecdotes au fil de la douzaine de films auxquels, acteur, j'ai participé.

    Pierre Barouh


  • Bonne année de Tokyo


  • Naissance de SARAVAH TOKYO

    Quel bonheur d'avoir été témoin et participant aux premiers frissons de la naissance de "SARAVAH - Tokyo". Un lieu  au coeur de Shibuya le quartier le plus frissonnant de Tokyo. Un lieu offert à toutes les musiques, les images, les émotions...
    Superbe "Salut à 2010" avec, accompagné de Maïa et ses complices, une "Samba Saravah" Reprise par l'ensemble d'un public ému et festif saluant par un immense SARAVAH ce nouveau lieu et cette nouvelle année.