Jacques Higelin

Rien à faire vraiment de savoir ce qu’a coûté le film. Le budget, important ou non, n’influera en aucun cas les émotions ressenties. Alors pourquoi ce besoin de raconter que ses premiers disques ont été enregistrés sur un deux, puis un quatre pistes, si ce n’est pour souligner le fait que les contraintes sollicitent l’imagination et offrent un terrain de liberté que nous avons goulûment exploré pendant toutes ces belles années du "Saravah des Abbesses" ? La nostalgie est un beau sentiment, aucune raison de la refuser. A moins qu’elle ne soit teintée de nécrologie. Evoquer Trenet, Brel, Piaf c’est bien, à condition de ne pas occulter le fait que Jacques Higelin est LA, aujourd’hui, qu’il nous procure les mêmes émotions dont on peut trouver la source dans ces disques conçus à Montmartre, aux Abbesses, au début des années 70.

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