Mami Chan

Japonaise émigrée en France avec des valises de partitions et un univers de cartoon des années trente dans la tête, Mami Chan a le défaut d’être trop douée. Elle compose aussi bien des mélodies néo-classiques, que "easy listenning", se sent à l’aise dans le post-rock, et dans la conduction de groupe sulfureux comme dans le style cabaret, en duo avec une contrebassiste, et elle au piano. Son premier album reflète toutes ces capacités, les tentatives bruitistes comme la réussite des pièces planantes, qui rappelle un peu les oeuvres d’Erik Satie. Trop difficile à suivre, Mami chan qui rêvait de brûler les scènes des caves punk et des festivals, tout en aimant sa conduite de femme appliquée au coin du feu de son synthétiseur, ne dura pas plus chez Saravah (collection Popo Classic) que le temps d’un album, cependant bien riche.

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